Kathy Adam, violoncelle

Lorraine Roudbar, clarinette

Didier Laloy, accordéon diatonique

Fred Malempré, percussions

Vincent Noiret, contrebasse

Philippe Laloy, flûte, sax

Vincent Rouard, piano

Gravures : Laurence Burvenich

Koko studio, Sprimont Belgium

Vincent Rouard présente ici son dernier opus « Zen Altitude » conçu dans l’intimité de la distanciation sociale. Cette longue période de repli aura servi de terreau à l’artiste pour faire éclore de nouvelles compositions. Mûries sous un soleil intérieur, le moment est venu de les exposer au grand air.

Zen Altitude regroupe 12 compositions instrumentales originales tissées au fil des hasards, des inspirations et des états d’âmes de l’artiste,  en un patchwork bigarré s’inspirant tantôt de lectures de romanciers belges : on y retrouve du Georges Rodenbach dans « la ligne des quais », ou du Maeterlinck avec « Et s’il revenait un jour », tantôt de moments de plénitude avec son piano avec « Les Boréales » ou « Insouciante« . Les paysages marins s’invitent dans la houle sauvage de « six notes à la mer » tandis que « Zen Altitude » nous emporte dans ses courants chauds et ascensionnels. Ajoutez-y quelques notes de douce folie avec « Le savant fou » et ses élucubrations musicales, une pointe d’espièglerie avec « Danse des automates émus« . Mais par les temps qui courent, de colère et de révolte il est aussi question avec « Marche droit« . Cet opus se souviendra aussi d’un poète influent qui, de façon prémonitoire, titra « Envol du vapeur de minuit » avant de s’envoler à son tour. Enfin, place à la danse et la fête avec la très actuelle  « Samba Corona« …

Tel un aéronaute, le compositeur embarque dans sa nacelle un équipage de premier choix. Au violoncelle, nous retrouvons la fidèle Kathy Adam, à la clarinette, la jeune et talentueuse musicienne belgo-iranienne Lorraine Roudbar, à l’accordéon diatonique, Monsieur Didier Laloy en véritable maître des vents. Aux percussions Vincent fait appel au jeu fin et subtil de Fred Malempré caressant plus que frappant peaux et métaux.. Le souffle de Philippe Laloy se révélera indispensable pour ce voyage en altitude alternant sax soprane et flute traversière. Enfin cet équipage avait besoin d’une assise solide et précise pour maintenir le cap, avec la contrebasse de Vincent Noiret.

Fidèle à sa geste musicale très personnelle, Vincent se nourrit de ses influences classiques, traditionnelles, et des musiques du monde qui l’entoure pour affirmer son esprit nomade. Ses thèmes chers tels que la nature, les grands espaces, la vie de bohème, l’esprit circassien, mais aussi les tréfonds de l’âme et notre longue crise sanitaire y sont abordés avec humour, détachement, l’esprit léger et décalé, un peu à la manière d’un « surréalisme musical ».